Le Chardonneret – Donna Tartt

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« Qui est Theo ? Que lui est-il arrivé à New York pour qu’il soit aujourd’hui, quatorze ans plus tard, cloîtré dans une chambre d’hôtel à Amsterdam comme une bête traquée ? Qu’est devenu le jeune garçon de treize ans qui visitait des musées avec sa mère et menait une vie de collégien ordinaire ? D’où vient cette toile de maître, Le Chardonneret, qu’il transporte partout avec lui ? »

monavis

Donna Tartt est sans doute l’un de mes auteurs préférés. Le Maître des illusions, son premier roman, que m’avait conseillé mon petit frère, a été un véritable succès et je l’ai vraiment adoré. Il ne s’agit pas seulement de l’histoire, mais de l’ambiance et de l’écriture de l’auteure américaine. J’ai tout de suite compris que ce livre que j’avais entre les mains était spécial. Il a fallu attendre dix ans pour lire son second roman, Le Petit Copain, que j’ai adoré aussi.

J’ai conscience que cette petite introduction ne me rend pas très objective, mais qu’importe. Donna Tartt a la faculté de me laisser plus qu’une histoire en tête, elle me laisse des impressions, un peu comme ces chansons qui nous ramènent aussitôt aux moments, aux lieux, avec les personnes avec qui on les écoutait. J’étais donc très impatiente de lire Le Chardonneret, un pavé de presque 800 pages, qui a reçu le Prix Pulitzer catégorie fiction.

Le Chardonneret, qui doit son nom au petit tableau du Néerlandais Carel Fabritius, est un roman dense, érudit. On y suit Theo, entre ses treize et vingt-sept ans, presque une vie, entre New York, Las Vegas et Amsterdam. Entre thriller, fresque et roman initiatique, Le Chardonneret est un livre qui s’est propulsé sur ma liste de romans préférés aux côtés de Seul le silence de R.J. Ellory et Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee (qui va publier un second roman cet été, apparemment, 55 ans après le premier, comme quoi dix ans pour un nouveau Donna Tartt, ce n’est pas si long) et L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet de Reif Larsen.

J’ai adoré Theo, j’ai partagé son chagrin, j’ai adoré le suivre toutes ces années, durant son enfance New-yorkaise, ses soirées éthyliques ou des déboires de jeune adulte. L’écriture de Donna Tartt est tellement dense que j’ai la sensation d’avoir lu ce roman pendant des mois et je suis un peu triste de me dire qu’il me faudra sans doute attendre longtemps pour lire à nouveau cet auteure, mais c’est sans doute en partie sa rareté qui la rend exceptionnelle.

Le Chardonneret – Donna Tartt – Editions Plon – Feux Croisés

coeurcoeur

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3 réflexions sur “Le Chardonneret – Donna Tartt

  1. Il m’attend dans ma Pile et j’ai visité le musée de Maastricht où est exposé le tableau. D’autant plus hâte de le lire vu ce billet positif – même si c’est un énorme pavé 🙂
    NB : ça me fait tout drôle d’avoir un presque homonyme sur la blogosphère…. :p

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  2. Pingback: La compagnie des artistes – Chris Womersley | Mademoiselle Maeve

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