Big Brother – Lionel Shriver

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le-resume

« Femme d’affaires en pleine réussite, mariée à Fletcher, un artiste ébéniste, belle-mère de deux ados, Pandora n’a pas vu son frère Edison depuis quatre ans quand elle accepte de l’héberger.
À son arrivée à l’aéroport, c’est le choc : Pandora avait quitté un jeune prodige du jazz, séduisant et hâbleur, elle découvre un homme obèse, contraint de se déplacer en fauteuil, négligé, capricieux et compulsif. Que s’est-il passé ? Comment Edison a-t-il pu se laisser aller à ce point ? Pandora a-t-elle une part de responsabilité ?
Entre le très psychorigide Fletcher et le très jouisseur Edison, la tension ne tarde pas à monter et c’est Pandora qui va en faire les frais. Jusqu’à se retrouver face au pire des dilemmes : choisir entre son époux et son frère.
Qui aura sa préférence ? Pourra-t-elle sortir son frère de la spirale dans laquelle il s’est enfermé ? Edison le veut-il seulement ? Peut-on sauver malgré eux ceux qu’on aime ? »

monavis

Big Brother de Lionel Shriver traite de notre rapport à l’alimentation. Qu’il s’agisse de se nourrir par nécessité, par plaisir, ou de combler un vide créé par la solitude, la tristesse ou l’ennui. La majorité des moments conviviaux se passent autour d’un verre, d’un repas. Et il s’agit rarement d’un verre d’eau et de bâtonnets de carottes, soyons honnêtes.

Ce roman m’a rappelé Arthur et moi de Liz Moore. Edison, comme Arthur, ont utilisé la nourriture pour combler un vide, se cacher du monde derrière une épaisse couche de chair. Pianiste de jazz de talent, Edison a commencé à sombrer, descendant les échelons au lieu de les grimper. Pandora, sa sœur, est une femme effacée qui, après avoir vécu dans l’ombre de son père, ancienne star du petit écran, de son frère,  vit aujourd’hui sous l’autorité de son mari, un dictateur alimentaire qui ne tolère pas que certains aliments entrent dans sa maison – ses enfants mangent des pois chiches presque à chaque repas… Lorsque Edison débarque chez Pandora, c’est le choc. En quatre ans, son frère qu’elle adulait a pris une centaine de kilos. Ses habitudes alimentaires – il va jusqu’à manger le sucre glace à la cuillère à soupe, tout en vidant des litres de half and half (moitié lait entier, moitié crème) – viennent bousculer la famille et mettent en danger le mariage de Pandora et sa relation avec son propre corps et ses quelques kilos en trop.

Big Brother est bien écrit. Je pense donc que je vais finir par lire Il faut qu’on parle de Kevin depuis le temps que j’en parle, le ton et le style de Lionel Shriver ont plutôt fait penser la balance du côté du oui. Dans Big Brother, au-delà de la question de l’obésité, il est question de la famille et de ce que l’on est prêt à faire pour ceux que l’on aime où qui partagent une partie de notre ADN.

Ce roman m’a toutefois laissé un goût amer, sans jeu de mot, malgré une fin des plus surprenantes. En tout cas, si vous êtes comme moi, et que vous avez la mauvaise habitude de lire en déjeunant ou en petit déjeunant, je vous préviens, Big Brother risque de vous couper l’appétit…

Big Brother – Lionel Shriver – Belfond

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3 réflexions sur “Big Brother – Lionel Shriver

  1. Super intéressant ton avis ! J’avais commencé à le lire mais Gone Girl de G.Flynn a pris le dessus ! Je repartirai dessus apres avoir fini Am Stram Gram (que j’aime bcp et te conseille !). Bisous

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  2. Pingback: Il faut qu’on parle de Kevin – Lionel Shriver | Mademoiselle Maeve

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