Un papillon dans la tempête – Walter Lucius

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« Aux urgences, la journaliste Farah Hafez découvre un petit garçon grièvement blessé. Il a été victime d’un accident de voiture, le chauffeur a pris la fuite. Ses vêtements attirent immédiatement l’attention de la jeune femme : il s’agit d’habits traditionnels afghans de fille. Horrifiée, Farah se souvient d’un rituel pratiqué en Afghanistan, son pays natal, le bacha bazi, qui signifie littéralement « jouer avec les enfants ». L’idée que ces pratiques aient pu arriver jusqu’aux Pays-Bas la met hors d’elle en même temps qu’elle l’effraie. Farah décide de tout mettre en œuvre pour faire éclater la vérité et identifier les ordures qui organisent ce trafic d’enfants. »

Ce mois-ci pour le quatrième match du Prix du roman Livre de Poche 2017 catégorie Polar, il y avait trois titres en compétition : Plateau de Franck Bouysse, La nuit derrière moi de Giampaolo Simi et Un papillon dans la tempête de Walter Lucius. Je n’ai pas relu le roman de Franck Bouysse, car il était encore très frais dans ma tête, mais si vous voulez connaître mon avis, il n’a pas changé depuis décembre.

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Ma lecture des romans de DOA, il y a quelques semaines et particulièrement de Pukthu m’a conduite à passer pas mal de jours en Afghanistan (virtuellement bien sûr). Et je ne sais pas si j’étais prête à y repartir si vite. Du coup, je n’ai pas sauté de joie en lisant le résumé du Papillon en pleine tempête.

En fait, dans ce roman, il s’agit plutôt d’importation aux Pays-Bas d’une « tradition » afghane, le Bachi Bazi. En clair, de vieux riches qui se paient des petits garçons qui dansent déguisés et fardés comme des femmes avant de les faire venir dans leur lit. J’avais entendu parler de cela dans Pukhtu. Et je vous rassure, ce n’est pas pour autant que j’ai pu m’habituer à cette horreur.

Quand la journaliste Farah Hafez découvre un jeune garçon afghan habillé en fille à l’hôpital, elle pense tout de suite au Bachi Bazi et se met à enquêter. Pas facile quand une autre journaliste en veut à sa réputation et tente de la faire tomber pour tout et n’importe quoi… Ajoutez à cela des flics qui ne sont pas droits dans leurs bottes et un fantôme russe qui refait surface et vous avez la trame du premier volet de la trilogie Hartland de Walter Lucius.

Ce roman a obtenu le prix du meilleur roman policier aux Pays-Bas. Et c’est vrai qu’il est pas mal du tout. Une vraie enquête menée par des personnages bien construits et bien campés. 700 pages découpés en très courts chapitres qui s’avalent comme on respire. Et une fin qui donne envie de se plonger dans la suite, pour en savoir plus – je vous rassure, on ne s’arrête pas non plus en plein milieu d’une phrase…

J’ai bien aimé et j’ai trouvé ça moins violent que Pukthu – j’ai compris aussi sue j’avais besoin de douceur pendant encore quelques temps, histoire de panser les traumatismes infligés par l’écriture de DOA.

En revanche, il ne va pas avoir ma préférence ce mois-ci. Ce sera La nuit derrière moi de Giampaolo Simi. Et pourquoi ne pas avoir choisi Plateau ? Parce que, même si j’ai aimé ce roman, il reste un cran en dessous de Grossir le ciel, du coup…

Un papillon dans la tempête – Walter Lucius – Le Livre de Poche

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5 réflexions sur “Un papillon dans la tempête – Walter Lucius

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