Quelques heures à tuer – Heidi Pitlor

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« Quand Hannah a rencontré Lovell, elle sortait d’une rupture difficile et cherchait juste “quelqu’un de bien”. Lui n’avait pas l’intention de passer à côté de la femme de sa vie.
Dix-neuf ans plus tard, mariés et installés dans une banlieue résidentielle de Boston, ils sont presque devenus l’un pour l’autre des étrangers.
Au lendemain d’une dispute, Hannah décide de bousculer sa routine domestique. Ayant quelques heures devant elle, elle prend sa voiture et part “à l’aventure”. Sur la plage où elle s’arrête, un homme l’accoste et engage la conversation. Il l’inquiète autant qu’il la trouble. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas ressenti cela ?
À la nuit tombée, Hannah n’est pas rentrée. Puis les jours passent. Sans nouvelles. Et l’anxiété grandit.
Essayant de faire bonne figure vis-à-vis des enfants, Lovell est contraint pour la première fois d’examiner la trajectoire de leur couple. Et tandis qu’il cherche à savoir ce qui a pu arriver à sa femme, nous sont révélés, à travers les yeux d’Hannah, les événements de la journée. »

monavis

Quelques heures à tuer n’est pas un thriller comme les autres. Ce roman n’est peut-être même pas vraiment un thriller. A la lecture de ce roman d’Heidi Pitlor, éditrice et désormais écrivaine, j’ai eu la même sensation que lorsque je me suis plongée dans American Girl de Jessica Knoll, celle de ne pas vraiment savoir où j’allais.

Dans quelques heures à tuer, tout commence par une violente dispute entre Hannah et Lovell, un couple marié depuis vingt ans. Secouée, Hannah quitte la maison, mais quand elle ne rentre pas au bout de quelques heures, Lovell s’inquiète.

Le mari se retrouve pris entre deux feux. D’une part, la peur de ne pas savoir où est Hannah ; d’autre part, la culpabilité – il sait très bien qu’elle ne serait pas partie de la maison s’il n’était pas sorti de ses gonds.

Alors, en attendant d’avoir des nouvelles, que l’enquête suivre son cours, il s’occupe tant bien que mal de ses enfants, essayant de maintenir un climat de normalité pour ne pas trop les inquiéter.

En tant que lecteur, on a un peu la sensation d’être mis de côté. On ne sait pas vraiment ce que pensent les personnages, à part Lovell, qui dissèque sa relation de couple pour ne pas perdre pied. On ne suit pas vraiment l’enquête, car la police n’intervient que très peu dans l’histoire. Et pour ce qui est d’Hannah, on ne découvre que petit à petit ce qui lui est arrivé, ce qui a fait qu’elle n’est pas rentrée à la fin de la journée.

C’est une expérience étonnante. On est dans l’histoire, sans vraiment y être. Ce n’est pas un roman exceptionnel, mais c’est un roman différent des autres, et c’est déjà pas mal.

Quelques heures à tuer – Heidi Pitlor – Actes Sud

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