Denise au Ventoux – Michel Jullien

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le-resume

« Denise s’est entichée de Paul, le narrateur. C’en était gênant au début. Alors, malgré ses habitudes volontiers casanières, il n’a pas refusé. Ensemble, ils ont passé un an dans son appartement parisien, une année de routine sans tellement se divertir. Lui, le matin, se rend à son bureau quand elle ne sort pas, car Denise est un chien, de bonne taille, un bouvier bernois, une femelle, ancienne élève de l’école des chiens d’aveugle, un cancre recalé pour sa couardise urbaine. Jeune de quatre ans, elle avait de faux airs de Bakounine.
Entre eux, l’ordinaire des sempiternelles vadrouilles urbaines se limite à trois sorties quotidiennes dans une géographie relevant plus du pâté que du quartier, un pâté autour duquel ils tournent ensemble, sans varier, des flâneries au carré. Elle s’en contente, en bête, la langue souriante, le croupion au roulis, ses cuissots qui ressemblent tellement aux contours de l’Afrique. Un an de la sorte, Paul s’en fait une peine, tellement que, pour quatre jours, lui et la chienne s’offrent une escapade. Denise au Ventoux.
Mais que s’est-il passé à la descente entre Denise et son maître sur les gradins du grand Ventoux ? Subitement les voici face à face, comme jamais, rassemblés dans une calme éternité. »

monavis

Concernant Michel Jullien, on m’avait parlé d’écriture ciselée et d’optimisme, de joie, de vie. A la lecture de Denise au Ventoux, rien de tout cela, je pense être complètement passée à côté.

Pourtant l’histoire me tentait bien. Cette relation entre Denise et Paul m’intriguait.

Denise est un gros bouvier bernois qui tombe sous le charme de Paul. Paul, qui n’est pas son maître, accepte de s’en occuper – temporairement – et lorsqu’arrive le moment où il doit la rendre, il décide de faire une dernière virée. De quitter Paris pour le Ventoux avec Denise. C’est qu’il s’est attaché à ce gros chien affectueux !

Je suis plutôt quelqu’un de sensible et cette histoire aurait pu me faire pleurer. Elle aurait dû, d’ailleurs. Tous les ingrédients étaient réunis. Mais j’ai été gênée par le style de l’auteur. Je l’ai trouvé trop dense, trop touffu. J’aime la simplicité alors que la plume de Michel Jullien préfère la complexité. Et avec moi, ça n’a pas marché. Je suis tout de même passée lire les avis sur Babelio et ce roman récolte presque à chaque fois cinq étoiles.

Donc, ne vous arrêtez pas forcément à mon avis, et si vous aimez les chiens, vous pourriez tout à fait tomber sous le charme de cette histoire, qui ne manque pas d’humour. C’est juste que ça n’a pas été le cas pour moi.

Denise au Ventoux – Michel Jullien – Éditions Verdier

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