Le portrait d’Iris – Corinne Reignier

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« Été 1928 – La Baule, France.
Souhaitant faire la lumière sur la mort tragique de sa jeune épouse, survenue aux Indes trois ans plus tôt, Richard Radley réunit dans sa villa les protagonistes de l’époque : Ava Harper, portraitiste en vogue et à ses yeux principale suspecte, la romancière Séraphine Beauval, mère de la défunte et son neveu, l’aviateur Ludovic Durrieux. Sont également conviés : Natalia Louliakova, comtesse russe au passé trouble et maîtresse de l’Anglais, ainsi que la demi-sœur de celui-ci, l’exubérante comédienne Zoé Vanel, sans oublier l’auteur de pièces à succès Daniel Lenoir, inséparable d’Ava et le détective américain Tom Burning, chargé d’enquêter sur elle.
Tandis que peu à peu les secrets des uns et des autres se dévoilent, l’étau se resserre autour d’Ava qui devra revivre, non seulement le drame dont elle fut témoin mais aussi le scandale qui l’a forcée à quitter l’Amérique et dont elle devra également s’affranchir…
Au cœur des Années Folles, sur fond de fox-trot et de daïquiris, les mystères s’entremêlent, ressuscitant un monde disparu, élégant et rare, où les hommes portent le smoking le soir et où les héroïnes s’enfuient au volant de belles automobiles… »

monavis

Le portrait d’Iris a une petite histoire qui en fait un roman spécial à mes yeux. J’ai un jour reçu un très gentil mail me proposant de recevoir ce roman. Le résumé m’a aussitôt fait penser à un Agatha Christie mâtiné de Kerry Greenwood (l’auteure de Miss Fisher enquête), ce qui avait tout pour me plaire. J’ai donc accepté et donné mon adresse postale à mon interlocuteur qui a été surpris de découvrir que j’habitais dans sa commune d’origine (de 4000 habitants, ce qui est plus rare que quand on habite Paris, vous en conviendrez). Et la coïncidence ne s’arrête pas là. Le portrait d’Iris se déroule à La Baule, une ville que je connais bien et dans laquelle j’allais justement passer quelques jours de vacances, ce que j’ai d’ailleurs raconté à Julien. Oui, mon interlocuteur n’était pas l’auteure. Et quelques jours plus tard, j’ai reçu un mail de Corinne Reignier me proposant une rencontre, qui a finalement eu lieu dans un salon de thé de Guérande (Le Céladon, pour ceux qui chercheraient un endroit où boire un excellent maté).

Corinne Reignier est un peu comme je l’avais imaginée : pétillante et chaleureuse. Un peu dans son monde aussi. Le portrait d’Iris est son premier roman et c’est elle qui a réalisé l’illustration sur la couverture, car elle est aussi artiste-peintre – d’ailleurs ses peintures m’étaient familières, j’ai déjà dû en voir dans le coin lors de l’un de mes précédents séjours baulois. Je n’ai pas été surprise de la découvrir fan des romans anglo-saxons, américains et australiens et nous nous sommes découvert de nombreux points communs littéraires.

Je n’aurais pas été étonnée de découvrir que Corinne Reignier était elle-même australienne ou britannique, car j’ai retrouvé l’ambiance des Miss Fisher enquête et des Miss Marple, avec une petite pointe de fantastique qui n’a pas été sans me rappeler les romans de Jenn Bennett (scènes érotiques en moins) : Les esprits amers et Les ombres sinistres. J’ai trouvé très plaisant de découvrir La Baule à la fin des années vingt, mais aussi de voyager aux Etats-Unis et en Inde. L’intrigue se tient, les personnages sont intéressants et mystérieux, comme Ava, sympathiques, comme Daniel, et j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver dans un roman d’époque.

Et j’ai eu la chance de découvrir durant ces vacances l’exposition Lartigue à La Baule au musée Bernard Boesch du Pouliguen. Une rétrospective de l’oeuvre du photographe Jacques Henri Lartigue, montrant des notamment des vacanciers à la plage ou dans les rues de La Baule jusqu’en 1929. Cela m’a permis de donner plus de corps encore à ces personnages inventés par Corinne Reignier.

Le portrait d’Iris est un bien joli roman, à la plume délicate tout autant qu’incisive et l’histoire est une belle surprise, elle m’a fait voyager plus loin que le simple huis-clos auquel je m’attendais.

signature

Le portrait d’Iris Corinne Reignier – Editions du Traict – 263 pages (juillet 2017)

http://corinnereignier.fr

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