Le livre que je ne voulais pas écrire – Erwan Larher

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« Je suis romancier. J’invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l’espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l’humain. Il m’est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi. » 

monavis

La première fois que j’ai entendu parler d’Erwan Larher, c’est en lisant un article sur son roman Marguerite n’aime pas ses fesses, sorti en 2016. Mais ce n’est pas de ce roman-ci dont je vais vous parler, mais de son dernier titre paru, Le livre que je ne voulais pas écrire.

Ce livre qu’il ne voulait pas écrire, je ne voulais pas le lire. Je ne cours pas après les témoignages. Et je n’aime pas lire des livres qui font de la peine. Et là, je me doutais bien que cette lecture serait difficile. L’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan a fait 130 morts et 413 blessés hospitalisés, dont 99 en situation d’urgence absolue. Et parmi ces blessés, il y avait Erwan Larher.

Ce livre, il ne voulait pas l’écrire. Mais ses amis l’ont convaincu. Et je me suis laissée convaincre de le lire. C’est mon amie Mélanie qui m’en a parlé en premier, enthousiaste. Puis, c’est la copine d’Erwan, Loulou Robert – avec qui j’ai pas mal discuté lorsqu’elle est venue présenter ses romans à la bibliothèque de Tours – qui m’en a dit le plus grand bien. Et Mélanie me l’a prêté et m’a rassurée, me disant qu’elle avait même parfois ri en le lisant. Alors je me suis lancée, me laissant la possibilité de ne pas aller jusqu’au bout de ma lecture si elle s’avérait trop dure. Mais ça n’a pas été le cas. Même si ce n’est pas un livre facile.

Ce livre qu’il ne voulait pas écrire, il ne l’a pas écrit seul. Ses amis, ses proches, son père, sa compagne de l’époque Jeanne Doe, Alice Zéniter, Sigolène Vinson, Églantine Le Coz, Loulou Robert et d’autres ont aussi écrit des vues de l’extérieur. Ils ont raconté leur peur, leur attente, ce qu’ils faisaient cette nuit-là alors qu’Erwan, leur ami, leur amoureux était au Bataclan sans son portable, sans ses papiers.

L’objet littéraire sur lequel a travaillé Erwan Lahrer raconte. Raconte le Bataclan, la peur, les tirs, les balles qui traversent, les corps qui se pressent les uns contre les autres, les secours, l’hôpital, la rééducation et le retour à la vie. Complexe. Touchant. Poignant.

Je mentirais si je vous disais que ça n’a pas été difficile à lire. Et que je n’ai pas été profondément émue par certains passages. Ce livre qu’il ne voulait pas écrire, j’aurais tellement eu envie qu’il n’ait pas eu à le faire. Et moi, j’ai hésité longuement avant d’écrire cette chronique, qui ne rendra pas justice ni au livre, ni au drame. Mais Erwan Larher sera demain à La boîte à Livres à Tours pour rencontrer les lecteurs, et je me suis dit que ça pourrait en intéresser quelques-uns de le savoir et d’y aller. Alors, voilà, je me suis lancée. Sans prétention. Jamais. Mais avec émotion. Toujours. J’espère en tout cas.

signature

Le livre que je ne voulais pas écrire – Erwan Larher – Quidam (août 2017)

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