Ariane – Myriam Leroy

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le-resume

« Quand j’ai eu douze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de riches. J’y suis restée deux années. C’est là que j’ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d’elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s’affiche lorsqu’on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n’apparaît nulle part. Quand j’ai voulu en parler, l’autre jour, rien ne m’est venu. J’avais souhaité sa mort et je l’avais accueillie avec soulagement. Elle ne m’avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C’est fini. C’est tout. »

Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr.

monavis

En découvrant le résumé d’Ariane, premier roman de la journaliste bruxelloise Myriam Leroy, j’ai eu envie de le lire. Et Rachel, l’une de mes acolytes sur Radio Béton, me l’a gentiment prêté.

Ce roman, qui raconte l’amitié toxique entre la narratrice – qui s’appelle peut-être Brenda, je n’en suis pas certaine – et Ariane m’a profondément gênée.

Myriam Leroy a choisi de faire parler Brenda – où qui qu’elle soit. Brenda revient sur les souvenirs de son amitié avec Ariane, les souvenirs de la prolo et de la petite fille riche en quelque sorte, du vilain petit canard et de la fille la plus belle de l’école. C’est un livre écrit à la première personne du singulier, à la manière d’un journal intime ou d’un monologue. Qui sait donc si ce que nous raconte la jeune femme est vrai ? En tout cas, elle fait en sorte de faire douter le lecteur.

J’ai ressenti un vrai malaise à la lecture d’Ariane. L’amitié de ces deux filles est vraiment malsaine et destructrice, on se demande jusqu’où ça va aller.

Ce roman m’a aussi fait réfléchir à l’amitié. Celle « pour la vie » quand on est gamins, quand on n’est pas encore tout à fait la personne que l’on doit devenir, qu’on se construit. Et malheureusement, lorsque l’on rencontre des personnes qui vous brisent, ce n’est pas évident d’aller de l’avant.

En tout cas, sachez, si vous vous lancez dans cette lecture, que cela pourrait vous mettre vraiment mal à l’aise. Et si d’habitude, j’aime assez cela, là, pour moi, c’était trop.

signature

Ariane – Myriam Leroy – Don Quichotte – 205 pages (janvier 2018)

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2 réflexions sur “Ariane – Myriam Leroy

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