Le bracelet – Andrea Maria Schenkel

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« Munich, 1938. Le petit Carl Schwarz doit quitter l’Allemagne avec ses parents et sa soeur. Sa mère est catholique, mais le pays est devenu trop dangereux pour son père juif. La famille déniche des billets de bateau pour Shanghai via Gênes, mais au dernier moment le père décide de rester à quai. Lui qui a défendu son pays dans les tranchées de la Première Guerre mondiale ne peut pas croire que l’Allemagne s’en prenne à sa personne. Au même moment, une jeune fille tombée enceinte d’un soldat sans être mariée est envoyée chez sa tante, faiseuse d’anges ; celle-ci s’occupe d’elle et la recueille. Une femme du monde qui a eu plusieurs fois recours à ses services vient lui demander une nouvelle fois son aide. Mais à présent, elle voudrait adopter un nourrisson – c’est à cette seule condition que Himmler lui accordera le droit d’épouser l’homme avec qui elle vit. En 2010, aux Etats-Unis, Carl Schwarz coule une retraite paisible avec Emmi, la femme qui partage son existence depuis plus de soixante ans. Un après-midi, le téléphone sonne. Un homme, mandaté par le musée de l’Holocauste, aimerait lui poser des questions. Soudain tout le passé resurgit… Saga du plus haut romanesque, Le Bracelet verse une lumière bouleversante sur l’une des périodes les plus sombres de notre histoire. »
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Le bracelet de Andrea Maria Schenkel est arrivé un jour dans ma boîte aux lettres. Et très honnêtement si je ne l’avais pas reçu, je suis presque certaine que je ne l’aurais jamais lu, même si la couverture est très jolie. J’aurais sans doute lu le résumé et je l’aurais reposé après avoir lu « 1938 », « Allemagne » et « Shanghai ». Et ça aurait été franchement dommage car ce roman est un petit bijou et je n’écris pas ça pour faire un jeu de mots vaseux avec son titre. Mais vraiment parce que c’est un petit bijou.

Andrea Maria Schenkel a écrit La Ferme du crime, une histoire vraie, celle de l’assassinat d’une famille entière de fermiers en 1920 en Bavière. Évidemment, en amatrice de true stories, j’ai lu ce roman qui m’a un peu secouée par sa froideur clinique.

Dans Le bracelet, impossible de reprocher à l’auteure une certaine froideur. Non. Cette histoire m’a profondément touchée et chamboulée. L’histoire de ce jeune garçon obligé de quitter son pays parce que son père est juif. L’histoire de son père qui ne comprend pas pourquoi il devrait fuir, lui qui a combattu pour son pays. L’histoire d’une femme qui se retrouve à assister une faiseuse d’anges.

Longtemps après avoir refermé le livre, j’ai encore l’impression d’être avec Carl. J’ai beaucoup aimé l’histoire, surprenante, et d’avoir appris autant de choses. J’ai eu l’impression d’être sur le bateau avec Carl et sa famille, telle une petite souris.

Si vous aimez les romans sur la Seconde Guerre mondiale, je vous invite à découvrir Le bracelet, vous ne serez pas déçus, j’en suis certaine.

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Le bracelet – Andrea Maria Schenkel – 393 pages – Actes Sud (avril 2018)

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9 réflexions sur “Le bracelet – Andrea Maria Schenkel

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