Le dernier été – Benedict Wells

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« Un prof guetté par la quarantaine, une fille qui n’est pas son genre, un guitariste prodige et l’illusion de pouvoir rattraper le temps perdu. »

monavis

J’ai découvert Benedict Wells à travers son premier roman publié en France, La fin de la solitude. Je n’aurais pas parié un cachou sur ce roman – récompensé tout de même par plusieurs prix et traduit dans 25 langues – mais j’ai eu un vrai coup de cœur. Un coup de cœur pour un roman allemand alors que je passe mon temps à dire que je n’aime pas la littérature germanique. Un coup de cœur pour un roman qui m’a fait pleurer à chaudes larmes, alors que je déteste pleurer de chagrin pour un livre. Je dois bien avouer que Benedict Wells m’a complètement bluffée… et il est entré dans ma petite liste des auteurs à suivre absolument. Et j’avais bon espoir de voir un autre de ses romans publié chez Slatkine & Cie, vu le succès de La fin de la solitude et le fait qu’il s’agisse du quatrième roman de l’auteur…

Le dernier été est le second roman de Benedict Wells paru en France, mais en réalité, il s’agit de son premier roman publié en Allemagne, qui lui a valu le prix Bayerischer Kunstförderpreis, prix Bavarois des arts et de la  littérature. Il a été adapté au cinéma en Allemagne sous le nom Becks letzter Sommer. Et ça n’a rien d’étonnant qu’il ait été adapté au cinéma tant cette histoire s’y prête. On dirait un scénario de road-movie foutraque, existentiel et totalement barré. Là encore, Benedict Wells m’a complètement bluffée, tant ce roman n’a rien à voir avec La fin de la solitude.

Robert Beck est professeur d’allemand et de musique au lycée, une carrière qu’il n’a pas choisie et bien loin de ses rêves de gloire et de jeunesse, dont il n’a pas fait le deuil. Robert Beck est un peu loser sur les bords. Il n’a plus envie de rien, n’écrit plus de chansons et ne fait pas l’effort de changer ses cours d’une année à l’autre. Sa rencontre avec Rauli Kantas, un jeune prodige de la musique va réveiller Beck et l’entraîner dans une aventure rocambolesque et touchante, digne d’un album rock, avec riffs de guitare énergiques, balades romantiques, mélodies planantes et paroles entêtantes.

Un lecteur qui recherche la même émotion que pour La fin de la solitude risque d’être surpris avec Le dernier été, plus fou, plus rocambolesque, mais pour autant pas dénué de réflexions justes qui se frayent un chemin direct vers notre cerveau – ou notre cœur. Mais surpris ne veut pas dire déçu. Avec ce roman, Benedict Wells montre une autre facette de son talent. Ce garçon peut-il donc tout écrire ? Je vais attendre la troisième publication pour tenter de répondre à cette question. En tout cas, ce serait dommage de passer à côté de cet auteur.

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Le dernier été – Benedict Wells – Slatkine & Cie – 403 pages (août 2018)

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9 réflexions sur “Le dernier été – Benedict Wells

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