De la joie d’être bordéliques – Jennifer McCartney

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«Savez-vous que la science a prouvé que les personnes désordonnées sont plus créatives (et aussi plus intelligentes et plus séduisantes) ? Mais être un vrai bordélique et se laisser aller est un art ! Ce livre va vous apprendre comment vivre dans le bazar (en toute chose et de la cave au plafond), en pleine conscience et dans la joie. Et le résultat est époustouflant : vos plantes vont cesser de mourir, votre bouteille de whisky ne s’asséchera plus jamais, vous allez pouvoir vous lâcher, et vous découvrirez que vous avez perdu du poids… Il est temps de reprendre votre vie en main et de la débarrasser de la manie du rangement.»

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Si vous passez de temps en temps sur le blog, vous avez peut-être remarqué que j’ai commencé à lire quelques livres de développement personnel. Je viens y piocher des astuces pour améliorer mon quotidien et mon humeur. Voir les choses de manière plus positive. Je ne suis pas à la poursuite du bonheur, mais si je peux en ajouter un peu dans ma vie, je ne dis pas non. Alors De la joie d’être bordélique de Jennifer McCartney m’a tout de suite tapé dans l’œil, non pas que je sois vraiment bordélique – je peux même être un peu maniaque sur les bords – mais parce que je me suis dit que ce livre serait sans doute parfait pour apprendre à lâcher-prise (j’ai parfois des crises de rangement, de classement, de tri et il est préférable de ne pas être dans les parages…).

Jennifer McCartney est canadienne et vit à Brooklyn. Elle est l’auteur de best-sellers salués par le New York Times et écrit pour la presse écrite et la BBC. De la joie d’être bordélique est le premier de ses livres à paraître en France. Et ce serait bien qu’il y en ait d’autres parce que cette nana est vraiment cool.

De la joie d’être bordélique est une sorte de réponse à La magie du rangement de Marie Kondo. Alors si vous venez juste de lire le livre de Marie Kondo, lisez peut-être le livre de Jennifer McCartney avant de jeter toutes vos affaires, de déchirez vos livres (!) et de dépenser trois cents euros à acheter des boîtes en plastique. Comme l’écrit Jennifer McCarney, gardez plutôt cet argent pour faire un petit séjour en Italie, c’est beau l’Italie.

Il y a des choses à piocher chez Marie Kondo et chez Jennifer McCartney. Il suffit de trouver le bon équilibre. C’est en tout cas ma manière d’appréhender les livres de développement personnel. Il n’est jamais question de tout changer en penser que « c’est ça, la solution », mais de prendre les astuces qui me parlent. Par exemple, depuis que j’ai lu La magie du rangement, je range mes foulards selon sa méthode et c’est top. Et j’ai fait un gros tri dans mes vêtements et j’ai donné ceux que je ne mettais plus, mais sans leur parler il ne faut pas déconner.

De l’art d’être bordélique est un ouvrage humoristique, un peu extrême, mais il répond bien à Marie Kondo. Elle aussi a trouvé délirant de parler à ses chaussettes, de jeter tous ses livres, en ne gardant que les pages que l’on préfère en les déchirant (non mais franchement, quelles idées de psychopathe). D’ailleurs suivre les conseils de Jennifer McCarney de laisser ses vêtements traîner à l’endroit où on les a posés, genre en tas au pied du lit et ses chaussures en vrac en plein milieu du passage, on peut tout de même se libérer de la pression du rangement. Et comme elle le dit, on peut passer notre temps à ranger, notre maison finit toujours par être à nouveau en bordel. C’est peut-être parce que nous sommes bordéliques ? Et qu’il faut arrêter de lutter contre sa nature…

Derrière l’humour ce de livre – franchement j’ai ri des tas de fois, ça fait un bien fou ! – il y a quand même une petite prise de conscience : Jennifer met le doigt sur la différence entre le bordel et l’accumulation. Parce que l’accumulation peut être dangereuse ! En effet, qui a envie de finir comme les frères Collyer, collectionneurs compulsifs retrouvés morts en 1947, ensevelis sous des piles de journaux et de livres… Et entourés de 140 tonnes de déchets divers, voitures, pianos… Pas moi, donc un peu de bordel, oui, mais un peu de tri de temps en temps. Et surtout, à bas la culpabilité ! S’il faut enjamber pendant trois jours le panier de linge à repasser benné au milieu du salon, nevermind !

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De la joie d’être bordélique – Jennifer McCartney – Pocket – 128 pages (mars 2018)

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2 réflexions sur “De la joie d’être bordéliques – Jennifer McCartney

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