Retour à Whitechapel – Michel Moatti

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«Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend la mort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n’est pas morte d’une maladie pulmonaire, comme l’histoire familiale le prétend ; Mary Jane Kelly a été la dernière victime de Jack l’Éventreur. Amelia Pritlowe avait 2 ans. À compter de ce jour, Mrs Pritlowe va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée, poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité de Jack L’Éventreur.
Grâce aux archives d’une pittoresque société savante de « riperristes », en confrontant témoins et survivants, elle va reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante « carrière » de l’Éventreur. En décryptant des documents d’époque, Michel Moatti recompose l’atmosphère nocturne et angoissante de l’East End du XIXe siècle. En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, il propose une solution à l’énigme posée en 1888 : qui était Jack the Ripper ?»
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Après avoir terminé mon écoute de J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi, j’ai téléchargé sur Audible Retour à Whitechapel de Michel Moatti. J’aime beaucoup les histoires de tueurs en série, surtout s’ils ont existé. Je sais, ça fait un peu voyeuse, mais que voulez-vous, j’aime les true crimes stories et mon historique Netflix est là pour le confirmer. Pourtant, je n’ai jamais été fascinée par Jack l’Éventreur, sans doute parce qu’il n’a jamais été arrêté et qu’on ne sait pas qui il est. Je me souviens tout de même avoir lu il y a très longtemps Jack l’Éventreur, affaire classée de Patricia Cornwell, qui a passé des années à enquêter et a financé des analyses pour en arriver à la conclusion que Jack l’Éventreur était en réalité le peintre Walter Sickert et non pas un membre de la royauté. A l’époque, j’avais trouvé sa démonstration plutôt convaincante – mais il faut dire que je n’avais pas franchement d’éléments de comparaison.

Retour à Whitechapel est le premier roman de Michel Moatti à mettre en scène Amelia Pritlowe. Amelia apprend par son père que sa mère n’était autre que Mary Jane Kelly, la dernière victime de Jack l’Éventreur, la plus violemment attaquée. Elle décide alors de se plonger dans les archives constituées par des ripperologues et de tenter de découvrir l’identité de l’assassin de sa mère.

Nous sommes en 1941, Amelia est infirmière. Nous entrons dans l’histoire grâce à son journal d’enquête. Grâce à lui revivent les victimes de l’Éventreur de Whitechapel, le tueur de prostituées qui travaillaient dans ce quartier pauvre et malfamé de Londres.

Ce roman de Michel Moatti qui mêle fiction et réalité est aussi le témoignage d’une époque. D’une époque difficile pour les femmes, qui se crevaient à la tâche. On y découvre les ravages du travail dans les usines d’allumettes (c’est assez saisissant et ride pour que je vous passe les détails), on y découvre des femmes payées en pommes de terre, des femmes obligées de se prostituer pour gagner de quoi se payer un lit pour dormir. La misère. La misère que Jack l’Éventreur a sans doute voulu détruire, annihiler.

Si le début du roman ne m’a pas vraiment passionnée – je l’avoue – je suis progressivement entrée dans l’histoire, bercée par la voix de la lectrice au superbe prénom, Marie-Eve Dufresne (oui, bon, on a le droit de se lancer des fleurs, entre Marie-Eve). Mes parties de jeux de Sherlock Holmes avec mon amie Caroline ont sans doute relancé mon intérêt pour ce roman, qui est tout de même extrêmement bien documenté. On y retrouve la théorie de Patricia Cornwell et le fait qu’Amelia soit la fille de Mary Jane Kelly nous implique un peu plus dans le récit.

Finalement, Retour à Whitechapel est un très bon roman. Il dresse une intéressante photographie d’une époque, d’un quartier et des femmes de l’époque. Je me plongerai peut-être dans une autre aventure d’Amelia Pritlowe.

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Retour à Whitechapel – Michel Moatti – Audible – lu par Marie-Eve Dufresne – 9h35 (avril 2019)

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5 réflexions sur “Retour à Whitechapel – Michel Moatti

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