Le livre d’or – Deborah Copaken Kogan

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« Vingt ans après avoir partagé un appartement à Harvard, quatre amies sont conviées à la réunion des anciens élèves. Ce week-end teinté de nostalgie les invite à réfléchir sur leur vie. Entre leurs espoirs d’alors et les réalités d’aujourd’hui, leur existence a pris un tour inattendu. Cette réunion est aussi l’occasion pour elles de revoir leurs anciens camarades de promotion, qu’elles n’ont jamais vraiment perdus de vue. En effet, tous les cinq ans, les anciens diplômés de Harvard doivent remplir le livre d’or dans lequel chacun est tenu d’écrire un court essai sur sa vie, sa famille et ses projets. Mais, entre l’image que l’on veut montrer au monde et la vérité, il y a parfois une différence… »

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Chaque mois, à défaut de réussir à faire baisser le niveau de ma Pile à Lire, je pioche au moins un roman qui prend la poussière depuis trop longtemps dans ma chambre. Là, mon choix s’est porté sur Le livre d’or de Deborah Copaken Kogan.

A priori, avec ce type de romans, ça passe ou ça casse. Soit je trouve l’histoire touchante et lumineuse, soit je m’ennuie à mourir à la découverte  des  problèmes inintéressants de personnages aux égos surdimensionné.

Le livre d’or est envoyé à tous les anciens de Harvard tous les cinq ans. Chacun y écrit quelques mots sur ce qu’il est devenu, histoire de : a. donner des nouvelles aux copains. b. faire verdir de jalousie ceux qui n’ont pas réussi. c. justifier une situation qui ne paraît pas très enviable (rayez la mention inutile). Il faut dire qu’Harvard fait partie de l’Ivy League, le groupe des huit universités privées les plus prestigieuses des États-Unis. A priori, étant sélectives et hors de prix, ces universités permettent aux anciens élèves de faire de prestigieuses carrières.

Nous sommes en 2009 et Mia, Jane, Clover et Addison, quatre copines de Harvard se rendent à la réunion des anciens élèves, embarquant enfants et maris sous le bras. L’occasion de revoir leurs camarades et de faire un point sur les vingt années qui se sont écoulées. Addison a toujours voulu d’une famille normale et aujourd’hui, avec son mari et ses quatre enfants, leur bel appartement, on pourrait imaginer qu’elle a atteint son but. Mia aussi s’occupe de ses enfants. Elle a abandonné son rêve de devenir actrice pour épouser un réalisateur a succès et devenir une maman et une épouse à temps-plein. Clover vient de perdre son boulot et rêve d’un enfant, mais avec son mari, ça ne marche pas. Et Jane, journaliste à Paris, vient de perdre sa mère. Elle a aussi perdu son mari et hésite à se remarier, car le souvenir de celui qu’elle a perdu est encore trop douloureux. On comprend rapidement que certaines ont mis de côté leurs rêves, d’autres ne savaient pas que leurs rêves ne leur plairaient pas et enfin les dernières ont besoin de faire leur deuil. Pas de carrières grandioses et pas forcément de vie idyllique.  

J’ai mis du temps à entrer dans Le livre d’or. Il faut dire que je n’ai pas particulièrement adoré les personnages – et si vous me connaissez un peu, vous savez que j’ai besoin d’une petite dose d’empathie pour apprécier une histoire. On découvre que chacune a son lot de problèmes et que tout tourne autour de leurs petits nombrils. Avant la fin de la première partie, j’avoue que je m’attends un peu au pire.

Après avoir découvert l’histoire de chacune individuellement, on les retrouve ensemble à la réunion. Et ça commence assez fort avec l’arrestation d’Addison. Puis c’est au tour des gamins des unes et des autres qui regardent du porno ou qui tombent amoureux, puis il y a le coup d’éclat d’un des anciens d’Harvard souffrant de schizophrénie, puis encore le discours de Clover lors de la cérémonie pour les disparus. Et j’ai réalisé que je n’avais pas envie de lâcher ce livre. Et que, arrivée à la fin, j’avais ri, j’avais pleuré et surtout que j’aurais bien eu envie de prendre de leurs nouvelles dans cinq ans.

J’ai eu un peu peur d’une lecture plutôt moyenne, mais finalement la magie a opéré et j’ai vraiment aimé. Mais il faut dire que ces romans de vie me plaisent en général. Pas sûre que ce soit le cas de tous le monde. Mais en tout, cas, moi, je suis bien contente de l’avoir sorti de ma Pile à Lire, parce que j’ai passé un vrai bon moment.

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Le livre d’or – Deborah Copaken Kogan – Cherche-Midi – 504 pages (octobre 2015)

3 réflexions sur “Le livre d’or – Deborah Copaken Kogan

    • Oui, hein ! Mais je ne sais pas ce que pourrait donner un second tome. Si c’est comme dans certaines séries, qui devraient clairement s’arrêter avant que ça devienne nul, il est peut-être préférable de simplement imaginer que tout va bien pour eux.
      Bises et bises,
      Maeve

      J'aime

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