La femme de paille – Catherine Arley

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« En ouvrant la porte, elle crut que ce vendredi serait semblable aux autres, ni plus gai, ni plus triste. Pourtant, elle ne devait jamais, par la suite, oublier ce jour où se déclencha la machination. Chaque semaine, Hildegarde lit les petites annonces dans le courrier du coeur du journal. Mais, dans son cas, les sentiments n’ont rien à y voir. A trente-quatre ans, Hildegarde ne cherche pas l’amour ; elle cherche la fortune, elle qui a tout perdu pendant la Seconde Guerre mondiale. Un jour, la chance lui sourit enfin. Un vieux millionnaire cherche de la compagnie. Mais, s’il est immensément riche, il est aussi odieux, raciste et cruel. Et son homme de confiance profondément manipulateur. Hildegarde a la détermination de ceux qui n’ont rien. Et de la détermination, il lui en faudra si elle veut arriver à ses fins… »
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La femme de paille de Catherine Arley a reçu le prix du Masque de l’année dans la catégorie roman français. Mais il ne s’agit pas d’une nouveauté, loin de là ! Ce roman a été écrit en 1954 et a donné lieu à un film en 1964 avec Sean Connery et Gina Lollobrigida. Je n’avais entendu parler ni de l’un ni de l’autre avant de voir ce roman sur Netgalley. Et j’avoue que le résumé m’a tentée.

Hildegarde, une Hambourgeoise de trente-quatre ans, épluche chaque semaine les petites annonces du courrier du cœur, espérant trouver un mari riche qui la la mettrait à l’abri du besoin. Et un jour, l’annonce parfaite : un milliardaire cherche une femme. Une annonce tellement parfaite qu’Hildegarde flaire les ennuis. Mais comment ne pas se laisser tenter ? Elle imagine le pire. Un homme malade, vicieux. Mais elle est loin d’imaginer le piège dans lequel elle s’apprête à tomber…

La Femme de paille a été  refusé par tous les éditeurs français à qui Catherine Arley a proposé son manuscrit, malgré le succès de son premier roman Tu vas mourir. Elle s’est donc tournée vers l’étranger. Ce roman a été publié en Suisse, traduit dans vingt-quatre pays, et adapté au cinéma. En France, il ne sera publié que dans les années soixante-dix. Pourquoi tant de frilosité ? Je ne suis pas dans la tête des éditeurs, mais je pense que c’est peut-être dû aux histoires de l’autrice, plutôt sombres et cyniques.

J’ai bien aimé cette lecture. Enfin, je n’ai pas beaucoup aimé la fin, sans doute un peu trop cynique pour moi. Dans un premier temps, du moins. Car l’histoire a continué à me trotter dans la tête un moment et je me suis dit que des fins comme ça, je n’en avais pas lues beaucoup. Du coup, après réflexion, cette fin qui ne me plaisait que moyennement est sans doute ce qui fait la force de ce roman. Ce qui fait qu’il reste en tête comme une chanson un peu agaçante, mais diablement efficace.

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La femme de paille – Catherine Arley – Le Masque – 250 pages (juin 2019)

3 réflexions sur “La femme de paille – Catherine Arley

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