Les locataires de l’été – Charles Simmons

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« C’était pendant l’été de 1968 que je tombai amoureux et que mon père se noya.
Cette première phrase cinglante annonce sans préavis les événements qui bouleverseront la vie d’un adolescent qui durant la belle-saison tombera amoureux de la petite voisine, découvrira que son père est lui aussi tourmenté par le désir et se trouvera confronté à la mort…
Un livre où le sens de la formule et un récit ensorcelant ne sont pas sans rappeler les plus grandes tragédies grecques. »

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J’ai acheté Les locataires de l’été en vacances au Pouliguen, la librairie proposait de manière astucieusement fourbe une sélection de romans se déroulant au bord de la mer. J’ai tout de suite été attirée par la couverture – Rooms by the sea d’Edward Hopper, une peinture que j’aime beaucoup – et ensuite par le résumé. Après avoir lu Les grandes marées de Jim Lynch, j’avais envie de retrouver un roman d’apprentissage et là, Les locataires de l’été m’a semblé absolument parfait.

Michael a quinze ans. Il passe ses étés à Cape Bone avec ses parents. Il nage avec son père, court avec son chien, lit de la poésie et cet été-là, il tombe amoureux de la fille de la locataire du bungalow que sa famille loue depuis deux ans. Cet été sera celui de l’amour, de la trahison et de la peine. L’été où il aura aimé pour la première fois, compris que l’amour fait mal et perdu son père.

Charles Simmons est un romancier américain que la critique a comparé à J.D. Salinger. Il fut également éditorialiste pour la New York Times Book Review. Deux de ses romans ont été traduits en français parmi lesquels Les Locataires de l’été paru en 1997.

J’ai trouvé quelques points communs entre Les locataires de l’été et le roman de Jim Lynch : une jeune garçon, un premier amour, des parents qui vivent une période compliquée, l’océan comme personnage à part entière. Mais après un coup de cœur tel que celui que j’ai eu avec Les grandes marées, la comparaison risquait d’être préjudiciable au roman de Charles Simmons.

Et il s’en tire très bien. J’ai été séduite par le style épuré et l’histoire qui démarre tout en douceur, malgré le drame qui menace. Ce livre m’a apaisée, plongée dans une torpeur bienvenue. J’ai beaucoup aimé Michael, il m’a aussi beaucoup déçue. La jolie Zina, objet de toute son attention, est plutôt fantasque – et très agaçante selon moi – et tout le monde semble tomber sous son charme – sauf moi, donc. Vous avez donc compris ce qui a fait que ce roman n’a pas été un coup de coeur, mais un presque coup de cœur.

Le calme et la sérénité qui émanent de ce livre sont contagieux. Et les effets se sont prolongés et ça m’a fait un bien fou. Charles Simmons a une écriture assez magique. Simple, sans fioritures ni ornements, sans superflu et c’est très plaisant.

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Les locataires de l’été – Charles Simmons – Libretto – 190 pages (janvier 1998)

4 réflexions sur “Les locataires de l’été – Charles Simmons

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