Une bête au Paradis – Cécile Coulon

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« La vie d’Émilienne, c’est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d’un chemin sinueux. C’est là qu’elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu’à ce que l’adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s’appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance. Une bête au Paradis est le roman d’une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté. »
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Quand j’ai découvert qu’Une bête au Paradis de Cécile Coulon était dans la sélection du comité de lecture de la rentrée littéraire Cultura, j’ai vu une bonne occasion de lire enfin un roman de cette autrice. Vous pouvez tout à fait me dire qu’il était grand temps ; et vous auriez raison, Une bête au Paradis est son septième roman (et je ne vous parle même pas des essais et recueils de poésie).

Alors, vous ne serez pas surpris quand je vous dirai que je ne peux absolument pas vous dire si ce roman est dans la veine de ce qu’elle écrit habituellement.

Blanche et Gabriel ont grandi au Paradis avec leur grand-mère Émilienne. Le Paradis, c’est leur terre, la ferme d’Émilienne. Celle pour laquelle Blanche pourrait tout donner. Et pour laquelle elle va tout donner. Car lorsqu’elle tombe amoureuse d’Alexandre – un amour incandescent – elle ne peut se résigner à le suivre, à quitter le Paradis. Alors, son cœur se brise. Et un jour Alexandre revient…

Une bête au Paradis parle de la ruralité ; une ruralité sombre, dure, âpre. Je me suis demandée si ça n’allait pas être comme de lire Franck Bouysse. Et je dois avouer qu’au moment où je me suis plongée dans Une bête au Paradis, je n’avais pas envie d’un roman comme celui-ci ; pas envie d’un roman sombre. Même si souvent on y trouve une certaine lumière.

Blanche, si attachée à sa terre, va sacrifier sa vie, son amour, pour la ferme, pour une terre aride, pour un travail difficile. Mais le Paradis, c’est son destin, elle n’a pas l’envie de le quitter. Peut-être pas le choix. Et quand son amour revient, elle se laisse une chance. Espère pouvoir tout avoir.

Après avoir fini ma lecture, j’étais un peu déçue. Pas plus emballée que ça, je me disais que c’était un peu : « tout ça pour ça ». Mais l’histoire de Blanche s’est installée dans un petit coin de ma tête. Et elle y est restée. J’ai donc fini par me dire que j’avais aimé, mais qu’il m’avait fallu le temps de digérer. Et en y réfléchissant bien, ce « tout ça pour ça » est tout de même assez glaçant, assez violent, assez… Marquant. Il reste donc parmi les romans de la rentrée littéraire qui m’ont touchée. Mais plus tard. Ça arrive.

Et pour voir en vidéo ma chronique sur France Bleu Touraine :

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Une bête au paradis – Cécile Coulon – L’Iconoclaste – 346 pages (août 2019)

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