La vérité sur le mensonge – Benedict Wells

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«Dix grandes histoires sur des petits riens, et pourtant sur l’essentiel. Des histoires sur le malheur d’être libre, et sur une femme confrontée à une décision existentielle. Des histoires à propos d’un endroit où on ne veut pas aller, mais qui devient un foyer. À propos d’un scénariste d’aujourd’hui qui, en panne d’inspiration, est catapulté dans le Hollywood des années 70. Et, enfin, des histoires tirées de La Fin de la solitude, éclairant un sombre secret de famille et un rêve d’enfant…
Dix grandes histoires très différentes, d’un monde dans lequel mensonges, rêves, vérités se croisent et se confondent. Tour à tour touchantes, drôles, surprenantes et, souvent, inoubliables.»

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Avant de découvrir Benedict Wells, je boudais la littérature allemande. J’avais bien eu quelques bonnes surprises, mais elles étaient tellement rares qu’elles faisaient figure d’exception. Les livres allemands pour moi étaient synonymes de grisaille et de déprime, j’étais même capable de reconnaître un auteur allemand, si le nom ne suffisait pas pour me donner un indice, en raison des images grises que j’avais en tête en commençant ma lecture. Et puis, il y a eu Benedict Wells. J’ai lu La fin de la solitude et ce livre m’a réconciliée avec la littérature allemande et avec les livres qui font pleurer. C’est aussi ce livre qui m’a fait comprendre qu’il ne fallait pas avoir d’a priori, puisque cela pouvait me faire passer à côté de pépites. J’ai moins accroché sur Le dernier été, qui est un poil trop fou pour moi, mais je dois avouer que j’ai été scotchée par l’univers de l’auteur et sa grande imagination.

Je n’aime pas les nouvelles. Vraiment pas. Je trouve ça trop court, il faut nécessairement une fin qui claque et surtout aller à l’essentiel. Et ça me fait penser à Pierre Bellemare. Je vous explique, parce que comme ça, ça ne doit pas vous sembler évident. Quand j’étais à la fac, j’ai lu quelques histoires de Bellemare et les débuts me faisaient toujours lever les yeux au ciel. La première phrase était toujours ultra efficace, elle comportait toujours un maximum d’informations. Du genre : « la nuit tombait tôt sur le petit village de Trifouilli-les-Oies en ce mois d’octobre 1938, et le jeune et malingre Jean Dupont, rentrait de l’école dans la pénombre jusqu’à la petite ferme dans laquelle vivaient ses parents adoptifs, qui l’avaient recueillis dix ans auparavant alors qu’il n’était qu’un nourrisson et depuis, pas un jour ne passait sans que sa mère adoptive ne s’inquiète de sa santé fragile ». On ne peut pas parler de qualité littéraire, mais en revanche, on a des infos en masse. Bref, c’est ce que je reproche assez souvent aux nouvelles. Mais avec Benedict Wells, tout est possible.

La vérité sur le mensonge est un recueil de dix histoires. Sans fil conducteur. Des histoires réalistes, des plus fantastiques, des drôles, des tristes, et surtout des histoires liées à La fin de la solitude et ça, ça a été une jolie surprise pour moi qui avait vraiment aimé ce roman.

Je mentirais si je vous disais que j’avais adoré toutes les histoires – c’est aussi le problème des recueil de nouvelles, j’aime rarement tout et du coup, je ne reste pas forcément sur une bonne impression – mais il y en a des vraiment bien, notamment celle des livres qui prennent vie. J’ai moins accroché sur certaines comme celle de cette drôle de partie de tennis de table.

Je ne vous conseillerais pas – à moins que vous soyez fans de nouvelles – de découvrir Benedict Wells avec La vérité sur le mensonge, mais plutôt avec La fin de la solitude. En revanche, si vous avez déjà lu La fin de la solitude, vous serez sans doute contents de vous replonger dans du Benedict Wells. Car nouvelles ou romans, c’est toujours agréable de retrouver sa plume. Je crois que je suis devenue une inconditionnelle.

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La vérité sur le mensonge – Benedict Wells – Slatkine & Cie – 208 pages (septembre 2019)

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