Ailleurs – Richard Russo

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« Un monde ailleurs : c’était le rêve de Jean Russo, femme fière, charmante, autoritaire mais fragile, brisée dans son désir d’indépendance par de violentes crises nerveuses. À chaque étape de la vie de son fils, de son enfance à Gloversville à son mariage, elle l’a suivi comme une ombre encombrante et intouchable. À cette mère fêlée, et muse, l’écrivain offre un vibrant portrait et saisit avec lucidité le lien singulier qui unit une mère à son fils. »

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Ailleurs de Richard Russo était dans My Book Box #34 d’avril 2019 qui avait pour thème Parents mode d’emploi. Personnellement, je ne connaissais pas Richard Russo – je ne peux pas connaître tout le monde, même si j’essaie de combler mes lacunes, je crains de ne jamais arriver à connaître tout le monde – mais le résumé du livre me donnait envie de ne pas l’envoyer trop profondément dans de ma Pile à Lire.

Le Déclin de l’empire Whiting a reçu le prix Pulitzer en 2002 et a été élu roman de l’année par le magazine Time.

Ailleurs n’est pas un roman de Russo mais un témoignage. Le romancier américain y raconte le parcours de sa mère qui voulait vivre ailleurs et être farouchement indépendante, ce qui n’est pas chose facile dans les années soixante aux États-Unis. Et il parle de sa relation avec sa mère aux « nerfs fragiles ». Une relation fusionnelle, étouffante, mais tendre aussi. Une relation qui a sans doute permis à Richard Russo d’être l’homme qu’il est devenu. Comme le disait Jean-Paul Sartre : « L’important n’est pas ce que l’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce que l’on a fait de nous. »

La relation entre Richard Russo et sa mère n’est pas simple. Richard et sa femme doivent beaucoup s’occuper d’elle afin qu’elle soit indépendante – ce qui fait sourire à plusieurs reprises d’ailleurs. J’ai beaucoup pensé à ma propre maman qui a dû s’occuper de mon grand-père pendant de nombreuses années. C’était lourd pour elle qui venait en plus de perdre sa maman, mais il ne lui serait jamais venu à l’idée de ne pas le faire. Comme Richard Russo avec sa maman. Et pourtant on comprend bien que ce n’a jamais été simple.

Je n’ai pas eu de coup de cœur pour cette lecture, mais je l’ai trouvée plaisante. Pas prenante, haletante, ni rien de ce genre, mais plaisante. Et ça m’a fait réaliser un certain nombre de choses par rapport à ma propre petite maman et pour ça, ça valait le coup.

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Ailleurs – Richard Russo – 10/18 – 264 pages (août 2015)

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