Né d’aucune femme – Franck Bouysse

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«Dans le secret du confessionnal, on confie au père Gabriel une mission. Récupérer à l’asile voisin, sous la jupe d’une femme dont il doit bénir le corps, de mystérieux cahiers. C’est ainsi que sortent de l’ombre les carnets de la jeune Rose, ceux dans lesquels elle a conté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.»

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Cette année, j’ai eu la grande chance d’être sélectionnée pour faire partie des membres du jury du Prix Audiolib 2020. Pour moi qui suis devenue en quelques mois une accro aux livres audio, c’est forcément une chouette aventure.

Né d’aucune femme de Franck Bouysse faisait partie de la sélection. J’aurais presque pu avoir déjà lu ce roman, car je l’ai eu entre les mains à la bibliothèque, mais à un moment où je n’avais finalement aucune envie d’un roman de ce genre – j’avais besoin de légèreté et je supposais que Franck Bouysse avec ses romans sombres et taiseux dans lesquels les femmes sont assez malmenées n’allait pas me l’apporter. Le rendez-vous a donc été repoussé.

Entre temps, j’ai lu La couleur du lait de Nell Leyshon qui, selon plusieurs de mes collègues, fait beaucoup penser à Né d’aucune femme. Et j’ai vraiment aimé La couleur du lait, ce qui fait que j’ai commencé Né d’aucune femme plutôt dans de bonnes dispositions. Je l’ai chargé sur mon téléphone et embarqué à Paris, l’écoutant en flânant dans les rues.

J’ai été captivée par l’histoire de Rose, vendue pour quelques pièces par son père à une famille sans scrupules. J’ai été touchée par Gabriel, le prêtre qui récupère le journal de Rose et permet ainsi à son histoire de ne pas disparaître. J’ai été vraiment happée par le roman, et c’est notamment lié aux voix des lecteurs, Simon Duprez et Cachou Kirsch. Cachou Kirsch incarne totalement Rose et c’est vraiment bluffant. J’ai aussi retrouvé Franck Bouysse en forme. Si j’avais été un peu moins séduite par Plateau, j’avais beaucoup aimé Grossir le ciel que j’avais trouvé plein de poésie. Né d’aucune femme n’est pas un roman noir rural, mais un roman à la fois lumineux et sombre. Je comprends qu’il ait reçu le grand prix des lectrices Elle – Policier, le prix des Libraires et le prix Babelio en 2019. Une sacrée claque. Et oui, mes collègues avaient raison, La couleur du lait est assez semblable. Si vous avez aimé l’un, vois aimerez sans doute l’autre.

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Né d’aucune femme – Franck Bouysse – Audiolib – lu par Simon Duprez et Cachou Kirsch – 9h09 (septembre 2019)

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