« Sur les hauteurs d’Ajaccio, au cœur du maquis, le jeune Abram est interné dans l’hôpital psychiatrique de Castelluccio. Souffrant du syndrome de Cotard, il est convaincu de sa propre mort et n’a de cesse de le rappeler par ses mutilations. Il est confié à Marie, assistante sociale dans un service à bout de souffle, jusqu’à ce que trois adolescents soient assassinés. À la disparition d’Abram, soupçonnée et suspendue de ses fonctions, elle s’engage dans un combat sans merci pour la vérité. Mais l’ancien bagne pour enfants qui abrite aujourd’hui l’hôpital révèle bientôt de lourds secrets. L’enquête se teinte alors de la sueur et du sang des petits forçats des années mille huit cent. »
J’ai découvert Isabelle Chaumard avec son premier roman Belles sanguinaires qui m’avait embarquée en Corse. L’autrice m’a proposé de lire son second titre, ce qui m’a beaucoup touchée. Je suis donc repartie sur l’île de beauté avec Le sacrifié de Castelluccio.
On y fait connaissance avec Marie, une assistante sociale qui va être suspendue après la disparition d’un jeune qu’elle suit à l’hôpital psychiatrique. Et la mort de trois adolescents de seize ans qu’elle accompagnait aussi.
Ce gamin disparu, Abrams, souffre du syndrome de Cotard dont je n’avais jamais entendu parler. Les personnes qui en souffrent pensent qu’ils sont déjà morts, que leurs organes ne fonctionnent plus, que leur corps pourrit. Heureusement que c’est une maladie rare. Autre chose dont je n’avais jamais entendu parler : le bagne d’enfants de Castelluccio sur les hauteurs d’Ajaccio. Entre 1855 et 1866, 160 enfants y sont morts et enterrés. Isabelle Chaumard a décidé de sortir l’un de ces enfants de l’anonymat, Baptiste Foucaud, qui devient le porte-parole de chacun d’entre eux.
Je ne suis pas particulièrement adepte des romans très courts, dans lesquels j’ai à peine le temps d’entrer que j’en suis déjà éjectée. Mais je n’ai pas eu la sensation que Le sacrifié de Castelluccio était trop court. Je me suis laissée embarquer dans cette histoire assez vite et je voulais vraiment découvrir les liens unissant Marie, Abrams et les enfants de Castelluccio. Ce roman n’est pas un coup de cœur, mais un roman bien écrit et qui m’a permis de découvrir une bien triste histoire corse.
Le sacrifié de Castelluccio – Isabelle Chaumard – Le mot et le reste – 182 pages (juin 2020)
Pingback: A / D | Mademoiselle Maeve