La fille qu’on appelle – Tanguy Viel

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« Quand il n’est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l’aider à trouver un logement. »

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Depuis que j’ai lu Article 353 du code pénal, je voue un culte à Tanguy Viel. Ce roman est simplement l’un des plus beaux que j’ai écouté – oui, je l’ai découvert en audio avec la voix de Féodor Atkin, qui va tellement bien avec l’histoire. Bref, la sortie d’un nouveau roman de Tanguy Viel m’a rendue très heureuse et j’avais particulièrement hâte de me plonger dans La fille qu’on appelle.

Avant de vous en dire plus, sachez que parfois je me sens comme une gourde tellement des choses évidentes ne me saute pas aux yeux – et dans ce cas je le demande vraiment comment je peux réussir à percuter rapidement sur certains thrillers. J’ai trouvé le titre de ce roman, La fille qu’on appelle, simplement très poétique, et lorsque j’ai découvert que c’était la traduction de call-girl, je me suis presque frappé le front en me disant « bon sang, mais c’est bien sûr ». Et en parlant autour de moi, j’ai eu droit au légèrement vexant « tu n’avais pas fait le lien ? C’était évident ». J’ai bien sûr avoué que non et j’ai dignement remballé  mon sens de la déduction meurtri. Mais bref, parlons plutôt du roman, on ne va pas s’attarder sur cette petite humiliation.

En démarrant ma lecture, j’ai pensé que tiens, c’était drôle, ça commençait un peu comme Article 353 du code pénal. Une jeune femme, Laura, vingt ans, qui se retrouve devant deux policiers pour raconter l’histoire qui l’a conduite à ce moment précis, face à eux. Elle explique son retour chez son père, Max, ancien boxeur devenu chauffeur du maire destiné à devenir ministre. Elle explique qu’il lui a conseillé de demander un logement au maire et pourquoi pas un boulot, vu qu’elle n’avait plus de boulot dans le mannequinat. Mais pour Le Bars, un service, ça se paye…

On retrouve dans ce roman tout ce que j’ai aimé dans Article 353 du code pénal. Le côté thriller – mais que s’est-il vraiment passé ? – et je vous assure que la tension est présente du début à la fin. On retrouve les longues phrases de Tanguy Viel, l’écriture ciselée, l’économie de mots pour n’utiliser que ceux qui semblent nécessaires (pas comme moi). Et l’humanité.

Bref, c’est beau, ça touche et ça émeut. Je vous invite vraiment à découvrir cet auteur si vous n’avez jamais lu un de ses romans, car je suis certaine que vous aimerez. Tous ceux que j’ai tannés avec Tanguy Viel ont fini par me dire merci de la découverte. Alors, franchement vous ne risquez rien. A part un beau moment de lecture.

La fille qu’on appelle est sur la liste du Goncourt et du prix Interallié 2021.

Voir ma chronique sur France Bleu Touraine :

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La fille qu’on appelle – Tanguy Viel – Éditions de Minuit – 176 pages (septembre 2021)

4 réflexions sur “La fille qu’on appelle – Tanguy Viel

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