Atmosphère – Jenny Offill

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« Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Etsi, comme Lizzie, on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéo. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école. Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons. »

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J’ai entendu parler pour la première fois d’Atmosphère de Jenny Offill lors d’un webinaire sur la rentrée littéraire organisé par Livres Hebdo. C’est là aussi que j’ai découvert les éditions Dalva, créées en mai 2021. Une maison qui publie uniquement des femmes. Essais, fictions, récits francophones ou non, mais toujours écrits par des femmes. Comme Atmosphère, le troisième roman de l’Américaine Jenny Offill.

Si ce roman a retenu mon attention, c’est parce que l’héroïne était bibliothécaire – forcément, ça me parle – mais que cette bibliothécaire ne semblait pas, comme souvent en littérature, résoudre des meurtres, être la star d’une comédie romantique ou être une vieille fille acariâtre à lunettes dont la seule réplique est « chuuuuutttt ».

Dans Atmosphère, l’héroïne Lizzie a quarante ans et elle travaille dans une bibliothèque de Brooklyn. Elle est maman d’un petit garçon, est mariée à un concepteur de jeux vidéos et s’occupe de son frère, un ancien toxico. Au boulot, elle est confrontée à des usagers bien curieux, entre celle qui vole le papier toilette et celui qui lui hurle dessus quand elle lui explique – à chaque fois – que non, elle ne connaît pas son mot de passe de messagerie. Pour arrondir les fins de mois, elle va répondre aux mails envoyés à une spécialiste de la crise climatique et elle va se retrouver confrontée à une horde de flippés convaincus que la fin du monde arrivé et qui se préparent au pire.

Ce roman est très moderne. On retrouve la même originalité que dans d’autres titres américains sortis ces dernières années – enfin pas la même même, sinon, ça ne serait pas très original, mais du moins une originalité que l’on retrouve chez des autrices comme Otessa Moshfegh, Leni Zumas ou Raven Leilani.

Ce roman est original, étonnant, assez drôle, du moins au début parce que dans la seconde partie, Lizzie se laisse un peu contaminer par les angoisses des survivalistes à qui elle répond. En tout cas, moi j’ai aimé ce roman atypique et cynique, avec malgré tout une héroïne des plus sympathiques.

Voir ma chronique sur France Bleu Touraine :

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Atmosphère – Jenny Offill – Dalva – 208 pages (août 2021)

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