L’Ange de Munich – Fabiano Massimi

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resume« À Munich, en 1931, Angela Raubal, 23 ans, est retrouvée morte dans la chambre d’un appartement de Prinzregentenplatz. À côté de son corps inerte, un pistolet Walther. Tout indique un suicide et pousse à classer l’affaire.
Sauf qu’Angela n’est pas n’importe qui. Son oncle et tuteur légal est le leader du Parti national-socialiste des travailleurs, Adolf Hitler, alors en pleine ascension. Les liens troubles qui les unissent font d’ailleurs l’objet de rumeurs.
Détail troublant : l’arme qui a tué Angela appartient à Hitler.
Entre pressions politiques, peur du scandale et secrets sulfureux, cet événement, s’il éclatait au grand jour, pourrait mettre un terme à la carrière d’Hitler. Et faire du commissaire Sauer, chargé de l’enquête, un témoin très gênant. »
Dans une République de Weimar moribonde, secouée par les présages de la tragédie nazie, Fabiano Massimi déploie un roman fascinant, basé sur une  histoire vraie et méconnue, mêlant avec brio documents d’archives et fiction.
monavisL’Ange de Munich de Fabiano Massimi est peut-être un des livres audio sélectionnés pour le prix Audiolib 2022 qui me tentait le moins. Le Munich des années trente avec la montée des idées nazies, bof, bof.

Mais être jurée d’un prix littéraire, c’est « sortir de sa zone de confort » (expression tellement utilisée dans tous les sens, à tout propos, que je ne la supporte plus. Sera-ce le cas avec la « bienveillance » ?), du moins découvrir des livres que l’on n’aurait pas choisis et qui peuvent bien nous surprendre. Et L’Ange de Munich aura été ma plus grande surprise.

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L’Ange de Munich est le premier roman de Fabiano Massimi. Maintenant que je l’ai lu – enfin écouté – ce roman, je suis assez épatée par le travail de recherche et je m’interroge sur la part de fantasme que contient son histoire (même si les remerciements sont là pour remettre un peu les choses dans leur contexte. Car si L’Ange de Munich est dense et fouillé, il est aussi basé sur une histoire vraie que j’ai complètement découverte. Et quelle histoire ! Voyez plutôt…

Le corps d’Angela Raubal est retrouvé dans l’appartement que la jeune femme de 23 ans partageait avec son oncle et tuteur. Les commissaires Sauer et Forster sont appelés sur les lieux et on ne leur donne que quelques heures pour constater le décès de la jeune femme et conclure à son suicide. Il faut savoir que  l’affaire est sensible, car l’oncle d’Angela n’est autre qu’Adolf Hitler, politiquement en pleine ascension. Le commissaire Sauer note quelques indices qui ne collent pas avec la théorie du suicide et on va autoriser les deux commissaires à continuer l’enquête, en marchant sur des œufs face à Hitler, Himmler, Göring, Goebbels et tout l’entourage du futur Führer. Ils découvrent alors que courent des rumeurs scandaleuses – et scabreuses – à propos d’une relation entre Hitler et Geli qui pourraient, si le grand public les découvrait, ruiner la carrière du chef nazi.

J’ai été complètement embarquée dans l’histoire de L’Ange de Munich, contrairement à ce que j’avais imaginé, et dans cette enquête autour de la mort de la belle Geli, presque séquestrée dans l’appartement luxueux de son oncle « Wolf ».

L’auteur réussit à mêler roman et histoire en nous faisant transportant dans le Munich de 1930, avec son contexte social et politique. Le parti qui s’infiltre partout propage un climat de méfiance. Plus personne ne sait plus quoi dire à qui et à qui faire confiance.

Honnêtement, je pense que j’ai aimé cette enquête parce qu’elle se passait dans ce contexte. Et je ne pensais pas que ça me plairait, j’étais même assez réticente. Mais les mystères entourant la mort d’Angela, les indices, la relation entre ces deux flics amis depuis longtemps, le brin de romance. Ce brin de romance concerne Sauer, pas Hitler et et Geli. Car même si la jeune femme a été le grand amour du Führer, leur relation était loin d’être saine.

L’Ange de Munich a donc été ma grosse surprise du prix Audiolib 2022. J’ai trouvé que la voix du comédien belge Nicolas Matthys était parfaite pour cette histoire sombre et très masculine – même si le fantôme de Geli est au cœur de l’intrigue.

Parmi la sélection, je vous ai déjà parlé d’Un jour ce sera vide d’Hugo Lindenberg, Le parfum des cendres de Marie Mangez, Mise à feu de Clara Ysé, Enfant de salaud de Sorj Chalandon, Ce que nous confions au vent de Laura Imai Messina, Les sœurs de Montmorts de Jérôme Loubry et La danse de l’eau de Ta-Nehisi Coates. J’arrive presque au bout de cette aventure et j’ai un petit pincement au cœur.

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L’Ange de Munich – Fabiano Massimi – Audiolib – lu par Nicolas Matthys – 14h04 (septembre 2021)

3 réflexions sur “L’Ange de Munich – Fabiano Massimi

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