La fille qu’on appelle – Tanguy Viel

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« Quand il n’est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l’aider à trouver un logement. »
Dans ce court roman noir, au suspense maîtrisé, Tanguy Viel révèle les fractures sociales de notre temps, et dessine les rapports de force entre générations, hommes et femmes, diplômés et non diplômés…
Avec justesse, la comédienne Marie du Bled entrelace la voix de Laura à celle des autres protagonistes, faisant résonner le poids des mots et des non-dits familiaux.

monavisJ’adore les livres audio, je pense qu’il n’y a pas une journée sans que j’écoute quelques minutes ou quelques heures d’un livre audio. En ce qui concerne La fille qu’on appelle de Tanguy Viel je connaissais déjà le texte, puisque j’ai lu le roman à sa sortie. Mais ça ne me dérange absolument pas d’écouter un livre déjà lu. Déjà parce qu’il m’arrive d’oublier des passages (#euphémisme) et je trouve que cela permet de découvrir le texte d’une autre manière, en général lu  par un comédien ou une comédienne. Ou même l’auteur.

Ici, c’est une grande chance car le livre est lu par Marie du Bled. J’ai découvert sa voix en écoutant Là où chantent les écrevisses de Delia Owens. Un roman que j’ai adoré, tellement beau. Et Marie du Bled n’y est pas étrangère. J’étais donc plus que ravie de la retrouver dans La fille qu’on appelle. Là où chantent les écrevisses est un des plus jolis textes que j’ai pu écouter. Avec sur le podium aussi… Article 353 du code pénal. Un roman de Tanguy Viel. On peut donc imaginer qu’un Tanguy Viel lu par Marie du Bled sera un vrai plaisir à écouter.

De quoi ça parle ? Une jeune femme de vingt ans, Laura, est devant deux policiers au commissariat – j’ai eu l’impression qu’il s’agissait de celui de Rennes, mais je me plante peut-être. Et elle parle. Elle raconte ce qui fait qu’elle se retrouve devant eux aujourd’hui. Son travail de mannequin, le retour chez son père, qui est le chauffeur du maire d’une ville de Bretagne assez grande pour que l’homme politique soit remarqué et destiné à prendre un ministère – mon imagination a placé cette histoire dans les rues de Saint-Malo, mais là encore, je suis peut-être complètement à côté de la plaque. Le père de Laura est un ancien boxeur qui s’apprête à remonter sur le ring et suggère à sa fille de demander au maire de l’aider à trouver un logement. Depuis le temps qu’il est le chauffeur de Le Bars, il pourrait peut-être faire quelque chose. Un service, ce n’est pas grand chose. Mais un service cela se paie pour quelqu’un comme Le Bars.

L’histoire m’a fait penser à Article 353 du code pénal. Le quasi monologue devant un représentant de la justice, la Bretagne… Les phrases bien construites, sans un mot de trop. Alors, sans trop de surprise j’ai aimé ce livre, j’ai aimé l’écouter, même si je connaissais l’histoire. Et je l’ai aimée autant pour l’histoire que pour la lectrice, Marie du Bled, qui a d’ailleurs reçu le prix Audiolib pour sa lecture de Là où chantent les écrevisses – je viens juste de le voir en allant faire un tour sur le site d’Audiolib voir les autres livres lus par la comédienne, et il n’y en pas d’autres. J’espère qu’elle est actuellement en train d’en enregistrer un nouveau !
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La fille qu’on appelle – Tanguy Viel – Audiolib – 3h34 – lu par Marie du Bled (janvier 2022)

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