Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne – Charlotte Léman

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« Depuis que je suis en âge de faire des projets d’avenir, environ mes douze ans, je n’ai eu qu’une idée en tête, quitter mon village natal Bourlotte-la-Grande. Une dénomination parfaitement mensongère. Je l’ai toujours su en mon for intérieur, je suis une fille de la ville. On peut dire, à presque trente ans, que mon objectif est atteint. J’ai un job que j’adore à Paris, un petit ami, Nathan, le père de mes futurs enfants même si lui l’ignore encore, et ma meilleure amie, Marion, habite à quelques arrondissements seulement de chez moi. Ma vie rêvée. Ça, c’était jusqu’à cet appel de Lucille, ma grand-mère adorée. Elle s’est fracturé le poignet et m’a demandé de venir l’aider. Comment aurais-je pu refuser ? Petit détail, et non des moindres, elle habite à Bourlotte… À peine arrivée sur place, je me souviens pourquoi j’ai toujours voulu quitter cet endroit : plus d’animaux que d’êtres humains au kilomètre carré, vie sociale inexistante et surveillance (trop) rapprochée. Impossible de faire un pas sans que la moitié du village soit au courant. Et, comme les choses peuvent toujours être pires, en me rendant à la ferme, je reçois une grosse cucurbitacée sur la tête. C’est une métaphore. Je me retrouve face à mon (ex) meilleur ami avec qui je suis en froid (polaire) depuis quinze ans. Je n’ai qu’une envie, repartir au plus vite… »

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