Silent Boy – Gaël Aymon

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« Silent boy… Celui qui la ramène pas mais qu’il faut pas chercher. Qu’est-ce que j’ai d’autre comme choix ? Tu t’intègres ou t’es mort. Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène : ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie vie, Anton ne donne jamais son avis, ne prend jamais parti.
Jusqu’à sa rencontre avec Nathan… »

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Silent boy de Gaël Aymon fait partie de la collection Court Toujours de Nathan, tout comme Son héroïne de Séverine Vidal, Le livre le plus mauvais du monde de Vincent Cuvellier, Aux ordres du cœur de Fabrice Colin et Comme un homme de Florence Hinckel. Comme je vous l’ai déjà signalé sur le blog, l’une des spécificités de ces romans c’est que lorsque l’on se procure la version papier, on a aussi accès à la version audio et numérique. Et aussi, ces romans ne font qu’une soixantaine de pages, ce qui est plutôt pas mal pour ne pas effrayer les ados qui ne lisent pas souvent.

Ce roman a fait débat au travail. Un débat sur la vulgarité dans les livres. J’étais moi-même en train de lire Y a pas que la vie d’Estelle Billon-Spagnol, que je trouvais assez vulgaire. Gratuitement. J’en ai parlé en office (une réunion avec une libraire et des collègues d’autres bibliothèques pour échanger sur les romans que nous achèterons ou pas, un genre de club de lecture). Les ados se parlent parfois en se traitant de tout, les insultes devenant presque de la ponctuation. Mais faut-il pour autant proposer ça dans les livres ? C’est là que nous avons dévié sur Silent boy, l’histoire d’un garçon assez populaire, sportif, qui n’est pas un leader, il se laisse porter par les vagues, ne prend pas partie. On le surnomme Silent boy. Là où il se sent bien, c’est sur un forum de discussion, où les jeunes parlent bien, de manière posée, sans insulte. Là, chacun peut s’exprimer, se livrer. Il sympathise avec une fille et se sent bien sûr ce forum, mieux qu’en classe. Mais un évènement IRL va forcer Anton à sortir de sa réserve.

Silent boy est un roman bien fichu. Oui, il est question de vulgarité, de harcèlement, de violence, de détresse, mais tout est justifié et c’est un très bon court roman. Et pour ce qui est de la vulgarité dans les livres, elle n’est pas à bannir, mais elle doit se justifier, selon moi. Ça me fait penser à une pièce de théâtre vue il y a longtemps. A un moment, un homme nu s’est mis à danser sur scène, représentant une âme errante. Puis à la fin, au moment des saluts, un des comédiens s’est mis à poil. Si le premier nu me semblait justifié et poétique, je n’ai pas compris le second qui arrivait comme un cheveu sur la soupe. Mais pour en revenir à Silent boy, c’est vraiment un bon roman.

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Silent Boy – Gaël Aymon – Nathan – 62 pages (septembre 2020) – dès 12 ans

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