Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne – Charlotte Léman

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« Depuis que je suis en âge de faire des projets d’avenir, environ mes douze ans, je n’ai eu qu’une idée en tête, quitter mon village natal Bourlotte-la-Grande. Une dénomination parfaitement mensongère. Je l’ai toujours su en mon for intérieur, je suis une fille de la ville. On peut dire, à presque trente ans, que mon objectif est atteint. J’ai un job que j’adore à Paris, un petit ami, Nathan, le père de mes futurs enfants même si lui l’ignore encore, et ma meilleure amie, Marion, habite à quelques arrondissements seulement de chez moi. Ma vie rêvée. Ça, c’était jusqu’à cet appel de Lucille, ma grand-mère adorée. Elle s’est fracturé le poignet et m’a demandé de venir l’aider. Comment aurais-je pu refuser ? Petit détail, et non des moindres, elle habite à Bourlotte… À peine arrivée sur place, je me souviens pourquoi j’ai toujours voulu quitter cet endroit : plus d’animaux que d’êtres humains au kilomètre carré, vie sociale inexistante et surveillance (trop) rapprochée. Impossible de faire un pas sans que la moitié du village soit au courant. Et, comme les choses peuvent toujours être pires, en me rendant à la ferme, je reçois une grosse cucurbitacée sur la tête. C’est une métaphore. Je me retrouve face à mon (ex) meilleur ami avec qui je suis en froid (polaire) depuis quinze ans. Je n’ai qu’une envie, repartir au plus vite… »

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J’ai quelques auteurs doudous sur lesquels je sais que je peux toujours compter pour passer un bon moment où même me remonter le moral. Ils ne m’ont jamais trahie, ni déçue, et forcément lorsque je découvre qu’ils publient un nouveau titre, je ne réfléchis même pas – rien à faire de ma Pile à Lire, YOLO.

Charlotte Léman fait partie de ces auteurs que j’aime. La première fois que j’ai lu un de ses romans, je n’avais pas franchement le moral. Et sans vouloir faire un mauvais jeu de mot, mais un vrai constat : AntidépresSœurs porte bien son nom. Par la suite, à chaque fois que je découvrais que Charlotte Léman sortait un nouveau roman, c’était à la fin d’une très mauvaise journée. J’ai donc fini par considérer l’autrice comme une amie bienveillante au sixième sens bien développé – pour tout vous avouer, je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Charlotte Léman, ni de lui dire que je la considérais comme une amie, elle risque d’être surprise et peut-être un peu effrayée, la pauvre.

Ces derniers temps, sans entrer dans les détails, disons que j’ai eu besoin de réconfort et que j’ai découvert que Charlotte Léman sortait un septième roman à un moment où j’en avais besoin. Même le titre m’a donné le sourire : Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne.

On ne retrouve pas Valentine et Charlotte, les deux BFF (best friends forever) rencontrées dans AntidépresSœurs, et revues dans Amoureuses  et Home Sweet Homme, mais on fait connaissance avec Léa.

Si on lui demande – et même sous la contrainte – Léa affirmera qu’elle est une Parisienne pur jus. Ce n’est pas tout à fait vrai, elle a grandi à Bourlotte-la-Grande, mais s’en est échappée dès qu’elle a pu. Aujourd’hui, tout va bien pour elle. Elle travaille dans une start-up qui a lancé une box beauté et, a un amoureux et sa BFF vit à deux pas de chez elle. Bref, sa vie semble plutôt sur de bons rails, jusqu’à ce qu’un appel au secours de sa grand-mère l’oblige à revenir à Bourlotte pour quelques semaines. Évidemment, ce séjour va bouleverser sa vie.

Comme d’habitude, Charlotte Léman a réussi à jouer avec mes émotions. Son histoire m’a mise de bonne humeur, j’ai souri de certaines réparties drôles et piquantes de Léa et j’ai retrouvé avec plaisir les monologues intérieurs des héroïnes de l’autrice. Elle crée des personnages réussis. Certains donnent envie de les démolir à petits coups de battes de baseball dans le nez et d’autres de devenir leur meilleure amie. Bref, comme d’habitude, j’ai vraiment aimé ce Charlotte Léman. J’ai même réussi à sourire quand Léa s’est retrouvée confrontée au chant du coq… Sujet sensible pour moi (quand nous nous sommes installés à la campagne, notre voisine avait un coq et son chant nous faisait sourire. Puis elle a eu un nouveau coq, cinglé celui-ci, qui chantait non-stop de 4h du mat à 22h toutes les quinze secondes. Il a fini en civet, mais le mal était fait, car depuis le chant du coq me crispe un peu).

Charlotte Léman est une autrice auto-éditée, on trouve ses romans sur Amazon. Si je les ai d’abord découvert en numérique, je profite toujours d’une commande sur ce site pour m’acheter un de ses livres en version brochée, parce que j’ai envie de les avoir dans ma bibliothèque et que j’adore les couvertures.

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée, lui, connaît une nouvelle vie en sortant chez l’Archipel. J’espère que cela permettra à plein de monde de connaître Charlotte Léman, car ses livres sont des boosters de moral et qu’on ne devrait pas se priver de lire des romans qui font du bien, surtout en ce moment.

Pour écouter ma chronique sur France Bleu Touraine, suivez le lien.

photostudio_1555881547414Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne – Charlotte Léman – Autoédition – 247 pages (décembre 2020)

4 réflexions sur “Et si l’herbe était vraiment plus verte à la campagne – Charlotte Léman

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